Chute de cheveux saisonnière : quand elle survient et combien de temps elle dure
Retrouver plus de cheveux sur la brosse en septembre ou en mars n’a rien d’anormal. La chute saisonnière touche autant les hommes que les femmes, dure quelques semaines et se termine seule. Voici les repères pour savoir si votre chute entre dans ce cadre, et les signes qui justifient un avis médical.
Les mois concernés
La durée habituelle
Les signes qui doivent alerter
L’essentiel en trois points. La chute de cheveux saisonnière culmine à l’automne, en septembre et octobre, avec un second épisode plus discret au printemps, en mars et avril. Elle dure en général six à huit semaines. Pendant cet épisode, la perte quotidienne dépasse le repère habituel de 50 à 100 cheveux par jour, sans que la densité générale diminue de façon visible.
Une chute qui se prolonge au-delà de trois mois, qui dégarnit une zone précise ou qui s’accompagne de démangeaisons, de rougeurs ou de douleurs du cuir chevelu ne relève plus de la saison. Dans ce cas, un avis médical s’impose.
À quelle période de l’année perd-on le plus de cheveux ?
La perte de cheveux saisonnière ne se répartit pas également sur l’année. Deux périodes concentrent l’essentiel des épisodes, avec une intensité très différente.
| Période | Intensité | Durée habituelle | Ce que l'on observe |
|---|---|---|---|
| Septembre à octobre | La plus marquée | 6 à 8 semaines | Perte diffuse sur l'ensemble du cuir chevelu, plus de cheveux sur la brosse et dans la douche |
| Mars à avril | Plus discrète | 4 à 6 semaines | Même phénomène, généralement moins intense qu'à l'automne |
| Juillet à août | Variable | Quelques semaines | Cheveux plus secs et plus cassants après le soleil, le sel et le chlore, sans chute réelle du follicule |
La chute d’automne, la plus fréquente
L’épisode d’automne est celui que la majorité des patients remarquent. Il démarre à la fin de l’été, s’installe courant septembre et se termine le plus souvent avant la fin novembre. C’est aussi la période où les consultations pour chute de cheveux augmentent, alors que la plupart de ces situations se résolvent seules.
La chute de printemps et le cas particulier de l’été
Au printemps, un second épisode peut apparaître en mars et avril, généralement moins intense. L’été, en revanche, relève d’un autre phénomène. Le soleil, le sel et le chlore fragilisent la fibre capillaire et rendent les cheveux plus secs et plus cassants. Les cheveux se brisent sur leur longueur, mais le follicule reste en place. Ce n’est pas une chute au sens médical, même si l’impression est la même dans la brosse.
La chute de printemps et le cas particulier de l’été
Au printemps, un second épisode peut apparaître en mars et avril, généralement moins intense. L’été, en revanche, relève d’un autre phénomène. Le soleil, le sel et le chlore fragilisent la fibre capillaire et rendent les cheveux plus secs et plus cassants. Les cheveux se brisent sur leur longueur, mais le follicule reste en place. Ce n’est pas une chute au sens médical, même si l’impression est la même dans la brosse.
Combien de temps dure une chute de cheveux saisonnière ?
Un épisode saisonnier dure en moyenne six à huit semaines. La repousse n’est pas immédiate : les nouveaux cheveux commencent à sortir un à deux mois après la fin de l’épisode, d’abord fins, puis de plus en plus fermes. Il faut donc compter plusieurs mois avant de retrouver l’aspect d’avant.
Pendant cet épisode, la perte quotidienne augmente au-delà du repère de 50 à 100 cheveux par jour. L’important n’est pas le chiffre exact, difficile à mesurer seul, mais la répartition : une chute saisonnière est diffuse, elle touche tout le cuir chevelu de façon homogène et ne crée pas de zone dégarnie.
Au-delà de trois mois, on ne parle plus de chute saisonnière. Il peut alors s’agir d’un effluvium télogène prolongé, déclenché par un stress, une carence, une maladie ou un accouchement, ou d’une alopécie qui progresse indépendamment de la saison.
Pourquoi les cheveux tombent-ils davantage à certaines saisons ?
Chaque cheveu suit un cycle en trois temps : une phase de croissance (anagène) de plusieurs années, une phase de transition (catagène) de quelques semaines, puis une phase de repos (télogène) au terme de laquelle il tombe, laissant place à un nouveau cheveu. Sur un cuir chevelu normal, ces cycles sont désynchronisés, ce qui rend la chute quotidienne imperceptible.
La chute saisonnière correspond à une synchronisation partielle de ces cycles : un nombre inhabituel de follicules entre en phase télogène au même moment, et tombe donc au même moment.
Certaines personnes y sont plus sensibles que d’autres, notamment lorsque le cuir chevelu est déjà fragilisé ou qu’une perte de cheveux est déjà installée. La chute saisonnière ne crée pas une alopécie, mais elle peut en rendre une plus visible.
Chute saisonnière ou vraie perte de cheveux : comment faire la différence ?
C’est la question qui compte réellement, et elle se tranche sur des critères observables. Une chute saisonnière est diffuse, limitée dans le temps et suivie d’une repousse. Une alopécie s’installe, se localise et ne se répare pas seule.
Ces six signes indiquent que la chute ne relève probablement pas de la saison :
- Une durée supérieure à trois mois, sans ralentissement.
- Un dégarnissement localisé : golfes, sommet du crâne, élargissement de la raie.
- Une densité qui diminue visiblement, cuir chevelu apparent sous une lumière normale.
- Des cheveux qui repoussent plus fins que les précédents.
- Des démangeaisons, des rougeurs, des squames ou des douleurs du cuir chevelu.
- Des plaques nettes et sans cheveux, apparues rapidement.
Selon le tableau, plusieurs pistes sont à explorer : l’alopécie androgénétique, qui progresse indépendamment de la saison, l’éffluvium télogène déclenché par un stress ou une carence, l’alopécie de traction, liée aux coiffures serrées, ou une alopécie cicatricielle lorsque le cuir chevelu est inflammatoire. Seul un examen permet de trancher.
Peut-on faire une greffe de cheveux pendant une chute saisonnière ?
La saison n’est pas un critère médical pour décider d’une greffe de cheveux. Les suites opératoires, la repousse et le résultat final sont les mêmes en janvier qu’en juillet. Il n’existe donc pas de « bonne période » de l’année au sens strict.
Ce qui compte, c’est l’état de la chute au moment du bilan. Un épisode saisonnier en cours fausse l’évaluation : il est alors difficile de mesurer la densité réelle et d’apprécier la qualité de la zone donneuse. Le bilan reste utile pour poser un diagnostic et écarter une alopécie sous-jacente, mais la planification d’une intervention gagne à attendre la fin de l’épisode.
Deux précisions pratiques. En été, le cuir chevelu greffé doit être protégé du soleil pendant les semaines qui suivent l’intervention, ce qui demande un peu plus de rigueur mais n’interdit rien. Et si vous envisagez une greffe pour un événement précis, comptez douze mois entre l’intervention et le résultat, ce qui compte bien davantage que le mois choisi.
Quand la chute persiste : les solutions médicales
Au-delà de trois mois, ou si l’un des signes évoqués plus haut est présent, un bilan capillaire permet d’établir un diagnostic. Chez Racine², il évalue la densité, l’état du cuir chevelu, la qualité de la zone donneuse et l’évolution probable de la perte. Le plan de traitement en découle.
La mésothérapie capillaire
La mésothérapie capillaire consiste à injecter dans le cuir chevelu un cocktail de vitamines, de minéraux et d’acides aminés destiné à nourrir le follicule. Elle est proposée notamment en cas d’effluvium télogène prolongé ou de début d’alopécie androgénétique.
Les facteurs de croissance
Le traitement par facteurs de croissance utilise les composants du sang du patient pour relancer l’activité des follicules. Il est indiqué dans les chutes diffuses et les alopécies débutantes.
La luminothérapie LED
La luminothérapie agit sur la microcirculation du cuir chevelu et accompagne la phase de croissance. Elle vient en complément des autres soins plutôt qu’en traitement isolé.
La greffe de cheveux
Lorsque la perte est installée et stabilisée, la greffe de cheveux redistribue les cheveux de la zone donneuse vers les zones clairsemées. Elle ne concerne jamais une chute saisonnière.
Des traitements médicamenteux existent par ailleurs pour l’alopécie androgénétique, dont le minoxidil. Ils relèvent d’une prescription et d’un suivi médical, et ne font pas partie des prestations de Racine². Votre médecin ou un dermatologue est l’interlocuteur pour en discuter.
Chute saisonnière : ce qu’il faut retenir
Une chute de cheveux saisonnière survient surtout en septembre et octobre, plus discrètement en mars et avril. Elle dure six à huit semaines, elle est diffuse, et la repousse suit. Elle ne demande ni traitement ni inquiétude particulière.
La vigilance commence au-delà de trois mois, ou dès qu’une zone se dégarnit, que la densité baisse ou que le cuir chevelu devient inconfortable. Ce sont les signes d’une autre cause, et plus tôt elle est identifiée, plus les options sont larges.
Nos équipes reçoivent à Levallois-Perret, Lyon et Marseille pour un bilan capillaire, et peuvent vous dire simplement si ce que vous observez relève de la saison ou d’autre chose.
FAQ Chute de cheveux saisonnière
Septembre et octobre, avec un second épisode en mars et avril.
Les mois de la chute saisonnière
La chute saisonnière culmine en septembre et octobre. Un second épisode, généralement plus discret, peut apparaître en mars et avril. L’épisode d’automne démarre à la fin de l’été et se termine le plus souvent avant la fin novembre. En juillet et août, ce que l’on observe relève plutôt de la casse de la fibre capillaire, liée au soleil, au sel et au chlore, que d’une véritable chute du follicule.
Six à huit semaines en moyenne, puis la repousse s'installe.
La durée d’un épisode saisonnier
Un épisode dure en moyenne six à huit semaines. Les nouveaux cheveux commencent à pousser un à deux mois après la fin de la chute, d’abord fins, puis plus fermes. Il faut donc plusieurs mois pour retrouver l’aspect d’avant. Si la chute se poursuit au-delà de trois mois sans ralentir, elle ne relève plus de la saison et mérite un avis médical.
Plus que le repère habituel de 50 à 100, sans perte de densité visible.
La quantité de cheveux perdus
En temps normal, on perd entre 50 et 100 cheveux par jour. Pendant un épisode saisonnier, ce nombre augmente sensiblement. Compter ses cheveux n’a toutefois pas grand intérêt : le critère utile est la répartition. Une chute saisonnière est diffuse et homogène sur tout le cuir chevelu. Si la perte se concentre sur une zone ou si la densité baisse visiblement, il ne s’agit plus d’un phénomène saisonnier.
Un nombre inhabituel de follicules entre en phase de repos au même moment.
Le mécanisme de la chute saisonnière
Chaque cheveu suit un cycle de croissance, de transition puis de repos, au terme duquel il tombe. Sur un cuir chevelu normal, ces cycles sont désynchronisés et la chute passe inaperçue. Lors d’un épisode saisonnier, un nombre inhabituel de follicules entre en phase de repos simultanément, et la chute devient visible.
Le stress relève d'un autre mécanisme, qui peut se superposer.
Stress et chute de cheveux
Un stress marqué, une maladie, une carence ou un accouchement peuvent déclencher un effluvium télogène, c’est-à-dire une chute diffuse survenant deux à trois mois après l’événement. Ce mécanisme est distinct de la chute saisonnière, mais les deux peuvent se superposer et donner l’impression d’une chute particulièrement importante. L’effluvium est lui aussi réversible une fois sa cause identifiée et corrigée.
Utiles en cas de carence avérée, sans effet démontré en dehors.
Compléments alimentaires et chute saisonnière
Une carence avérée, en fer en particulier, se corrige sur avis médical après une prise de sang, et sa correction peut améliorer la situation. En dehors d’une carence, aucun complément n’a démontré qu’il raccourcissait un épisode saisonnier. Ils ne dispensent pas d’un diagnostic si la chute se prolonge au-delà de trois mois.
Oui, la saison n'est pas un critère médical.
Greffe de cheveux et saison
La saison n’entre pas dans la décision. Les suites et le résultat sont identiques toute l’année. Ce qui compte, c’est que la chute soit stabilisée et le diagnostic posé : un épisode saisonnier en cours fausse l’évaluation de la densité et de la zone donneuse. En été, le cuir chevelu demande simplement une protection solaire attentive dans les semaines qui suivent l’intervention. Le délai à retenir est celui du résultat, qui s’apprécie à douze mois.
Oui, c'est le moment où les cheveux déjà tombés se détachent.
Cheveux dans la douche et sur la brosse
Oui. Pendant un épisode saisonnier, il est fréquent de retrouver davantage de cheveux sur la brosse, dans la douche ou sur l’oreiller. Ce sont des cheveux arrivés au terme de leur cycle, que le lavage et le brossage détachent. Tant que la perte reste diffuse et que la densité générale ne baisse pas visiblement, il n’y a pas lieu de s’inquiéter.