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Alopécie cicatricielle : comment la reconnaître et la traiter ?

L’alopécie cicatricielle est une forme rare de perte de cheveux qui mérite une attention particulière. En cause : une inflammation qui s’attaque aux follicules pileux et peut finir par les détruire définitivement. Sur les zones déjà cicatrisées, les cheveux ne peuvent malheureusement plus repousser. Mais tout l’enjeu est justement d’agir avant d’en arriver là.

Un diagnostic précoce et un traitement adapté peuvent permettre de freiner la progression de la maladie et de préserver les cheveux encore présents. Signes à surveiller, diagnostic, traitements, possibilité d’une greffe… On vous aide à y voir plus clair.

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Qu’est-ce qu’une alopécie cicatricielle ?

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Alopécie cicatricielle ou non cicatricielle : quelle différence ?

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Quelles sont les principales formes d’alopécie cicatricielle ?

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Comment diagnostiquer une alopécie cicatricielle ?

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Quels traitements pour l’alopécie cicatricielle ?

avant après d'une greffe de cheveux chez une femme avec alopécie de traction

Qu’est-ce qu’une alopécie cicatricielle ?

L’alopécie cicatricielle regroupe plusieurs maladies du cuir chevelu qui entraînent une destruction irréversible des follicules pileux. Autrement dit, contrairement à d’autres formes de chute de cheveux, le follicule n’est pas simplement fragilisé ou au repos : il finit par être détruit.

Une inflammation qui détruit progressivement le follicule

À l’origine de ce phénomène, on retrouve une inflammation qui s’attaque notamment à la zone contenant les cellules souches folliculaires. Lorsqu’elle se prolonge, cette inflammation peut provoquer une fibrose périfolliculaire : le follicule est progressivement remplacé par du tissu cicatriciel et ne peut alors plus produire de nouveau cheveu.

Un follicule qui ne peut plus produire de cheveu

Pour l’imager simplement, c’est un peu comme si le terrain nécessaire à la pousse du cheveu était détruit. Une fois la zone cicatrisée, stimuler la croissance ne suffit donc plus puisque le follicule n’est plus fonctionnel.

Deux grandes familles d’alopécies cicatricielles

On distingue deux grandes familles. Dans les alopécies cicatricielles primaires, le follicule pileux est directement la cible du processus inflammatoire. Les alopécies cicatricielles secondaires sont quant à elles provoquées par une agression extérieure, comme une brûlure, un traumatisme ou une radiothérapie.

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Alopécie cicatricielle ou non cicatricielle : quelle différence ? 

C’est LA différence à comprendre lorsqu’on parle d’alopécie. Dans une alopécie non cicatricielle, comme l’alopécie androgénétique, la pelade ou l’effluvium télogène, le follicule est toujours présent. Il peut être miniaturisé, fragilisé ou temporairement au repos, mais une repousse reste possible selon l’origine de la chute.

Avec une alopécie cicatricielle, la situation est différente : une fois le follicule détruit et remplacé par du tissu cicatriciel, le cheveu ne peut plus repousser. Le traitement poursuit donc un autre objectif. Plutôt que de chercher à récupérer les cheveux déjà perdus sur les zones fibrosées, il s’agit surtout de stopper l’inflammation le plus tôt possible pour préserver les follicules encore fonctionnels.

Quelles sont les principales formes d’alopécie cicatricielle ?

Derrière le terme « alopécie cicatricielle » se cachent en réalité plusieurs maladies. Elles n’évoluent pas toutes de la même manière et peuvent présenter des signes assez différents.

 

Forme d'alopécie cicatricielle Population typique Signes caractéristiques
Lichen plan pilaire Plus fréquent chez la femme jeune Plaques atrophiques blanchâtres, rougeurs et desquamation autour des follicules
Folliculite décalvante Plus fréquemment observée chez l'adulte Pustules, croûtes, inflammation et zones de perte de cheveux
Alopécie cicatricielle centrale centrifuge (ACCC) Principalement observée chez les femmes d'ascendance africaine Perte débutant généralement au sommet du crâne et s'étendant progressivement vers l'extérieur
Pseudo-pelade de Brocq Adultes Petites plaques lisses, atrophiques et irrégulières
Alopécie fibrosante frontale Majoritairement observée chez les femmes après la ménopause Recul progressif de la ligne frontale, parfois associé à une perte des sourcils

 

Selon certains dermatologues, le lichen plan pilaire est la cause la plus fréquente des alopécies cicatricielles primaires. Il peut notamment se manifester par des plaques atrophiques blanches au centre, tandis que leur périphérie présente des signes d’inflammation comme des rougeurs, une desquamation ou des manchons péripilaires.

Certaines formes peuvent également provoquer des démangeaisons, des sensations de brûlure ou des douleurs. Autant de signes qui doivent inciter à consulter plutôt que d’attendre de voir si la chute se calme d’elle-même.

Comment diagnostiquer une alopécie cicatricielle ?

Face à une alopécie cicatricielle, mieux vaut ne pas trop laisser traîner. Plus le diagnostic est posé tôt, plus il est possible d’intervenir avant que l’inflammation ne détruise de nouveaux follicules.
Le diagnostic passe généralement par plusieurs étapes :

1. La consultation dermatologique

Le dermatologue examine le cuir chevelu, la localisation des zones touchées et recherche certains signes comme des rougeurs, pustules, squames ou plaques atrophiques.

2. La trichoscopie

Cet examen permet d’observer de manière beaucoup plus précise les cheveux, les follicules et la peau du cuir chevelu.

3. La biopsie du cuir chevelu

Selon le Dr Abimelec, elle est généralement nécessaire pour établir le diagnostic. Le prélèvement est réalisé en périphérie d’une plaque, là où le processus inflammatoire peut encore être observé.

4. L’analyse histologique

Le prélèvement est ensuite étudié afin d’identifier les lésions et le type d’inflammation. C’est cette analyse qui permet d’obtenir un diagnostic de certitude.

Notre rôle : évaluer et vous orienter

Chez Racine Carrée, notre bilan capillaire peut être une première étape pour faire le point sur votre chute et objectiver l’état de votre cuir chevelu. Si nous suspectons une pathologie dermatologique, nous vous orientons vers le spécialiste adapté pour poursuivre les investigations.

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La biopsie du cuir chevelu, concrètement, comment ça se passe ?

Le mot « biopsie » peut être impressionnant. Dans les faits, il s’agit d’un geste relativement rapide réalisé au cabinet médical.

Après une anesthésie locale, le dermatologue prélève un petit fragment de peau à l’aide d’un punch à biopsie. Un ou deux points de suture peuvent ensuite être réalisés. Le prélèvement est envoyé en anatomopathologie afin d’être étudié au microscope.

Cette analyse permet de regarder précisément ce qui se passe autour des follicules et d’identifier la nature de l’inflammation. L’acte peut être pris en charge par l’Assurance Maladie. Pour connaître l’éventuel reste à charge, mieux vaut se renseigner directement auprès du praticien.

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Quels traitements pour l’alopécie cicatricielle ?

Première chose à savoir : le traitement ne peut pas faire repousser un cheveu lorsque son follicule a déjà été détruit. Son rôle est avant tout de calmer l’inflammation et de limiter sa progression afin de protéger les follicules encore présents.

En fonction de la forme d’alopécie et de son niveau d’activité, plusieurs classes de traitements peuvent être envisagées par le dermatologue :

  • Les traitements locaux, comme les corticostéroïdes topiques, les injections de corticostéroïdes intralésionnels ou certains inhibiteurs de la calcineurine.
  • Les traitements systémiques, parmi lesquels figurent certains antipaludéens de synthèse comme l’hydroxychloroquine, les cyclines ou, dans certaines formes plus avancées, des immunosuppresseurs comme le méthotrexate ou l’azathioprine.

L’hydroxychloroquine peut notamment être utilisée pour contribuer à la stabilisation du lichen plan pilaire, comme le rapporte la littérature dermatologique.

Pas question pour autant de choisir soi-même son traitement. La prise en charge dépend de la forme d’alopécie, de son activité et de chaque patient. Le choix des médicaments, leur prescription et le suivi relèvent donc du dermatologue. L’objectif reste toujours le même : intervenir suffisamment tôt pour préserver un maximum de follicules.

Les cheveux peuvent-ils repousser ? Et peut-on envisager une greffe ?

Sur une zone où le follicule a été détruit et remplacé par du tissu fibreux, la repousse naturelle n’est malheureusement plus possible. Une greffe de cheveux peut toutefois être envisagée dans certaines situations très précises. Et ici, prudence avant tout.

Une greffe uniquement après stabilisation de la maladie

Une microgreffe FUE ne doit jamais être réalisée lorsque l’alopécie cicatricielle est encore active. Selon Réalités Thérapeutiques en Dermato-Vénérologie, elle peut être envisagée uniquement après un arrêt ou une stabilisation prolongée du processus inflammatoire pendant au moins 1 à 2 ans. La réussite de l’intervention dépend notamment de cette stabilité.

Une séance test avant d’envisager la reconstruction

La présence de signes de lichen plan pilaire associés à une alopécie androgénétique constitue par ailleurs une contre-indication opératoire. Lorsque toutes les conditions semblent réunies, une approche prudente peut consister à commencer par une séance test de quelques dizaines de greffons. Il faut ensuite attendre plusieurs mois pour observer leur évolution et surtout vérifier que l’intervention n’a pas entraîné de réactivation de la maladie.

Une évaluation au cas par cas

Chez Racine Carrée, nous évaluons donc chaque situation au cas par cas. Un bilan capillaire, associé à un avis dermatologique et chirurgical, permet de déterminer si une reconstruction peut raisonnablement être envisagée. La greffe n’est donc ni systématique ni immédiate. Et lorsque la maladie est active, elle n’est tout simplement pas indiquée.

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Mieux vivre avec une alopécie cicatricielle 

Une perte de cheveux est rarement anodine, et apprendre que certaines zones ne repousseront pas peut être particulièrement difficile à vivre. L’impact psychologique de l’alopécie cicatricielle ne doit donc pas être minimisé. Il s’agit d’une maladie chronique, dont l’évolution peut parfois être incertaine. En parler à ses proches, à un professionnel ou échanger avec une association de patients peut aider à ne pas rester seul face à la situation.

Lorsque la perte de cheveux est visible, plusieurs solutions esthétiques peuvent également être envisagées. Dermopigmentation capillaire, prothèse capillaire ou coiffage adapté peuvent notamment permettre de camoufler certaines zones et d’améliorer le confort au quotidien.

La recherche continue également d’avancer dans la compréhension des mécanismes inflammatoires impliqués dans ces maladies. En attendant, le meilleur réflexe reste le plus simple : ne pas attendre lorsque des signes inhabituels apparaissent sur le cuir chevelu. Plus le diagnostic est précoce, plus il est possible d’agir pour préserver les cheveux encore présents.

En conclusion

Avec l’alopécie cicatricielle, le plus important est d’agir tôt. Une fois le follicule détruit, la repousse n’est plus possible sur la zone concernée. En revanche, une prise en charge précoce peut aider à freiner l’évolution de la maladie et à préserver les follicules encore présents.

Rougeurs, démangeaisons, plaques ou chute inhabituelle : au moindre doute, mieux vaut faire le point rapidement. Chez Racine Carrée, un bilan capillaire peut permettre d’y voir plus clair et de vous orienter vers la prise en charge la plus adaptée, avec un objectif simple : protéger au mieux ce qui peut encore l’être.

Questions fréquentes

Pas vraiment…

Sur les zones déjà cicatrisées, non. Lorsque le follicule pileux a été détruit et remplacé par du tissu fibreux, il ne peut plus produire de nouveau cheveu. Le traitement cherche donc avant tout à stopper la progression de la maladie et à préserver les follicules encore fonctionnels.

Pas si simple !

Des rougeurs, pustules, desquamations ou plaques atrophiques peuvent mettre sur la piste, mais elles ne suffisent pas à poser un diagnostic. Seul le dermatologue peut trancher, grâce à l’examen clinique, à la trichoscopie et surtout à la biopsie du cuir chevelu suivie d’une analyse histologique.

Oui, mais pas toujours !

Oui, mais cela reste rare et très encadré. La maladie doit être inactive et stabilisée depuis au moins 1 à 2 ans, après évaluation par un spécialiste. Une séance test peut également être réalisée avant une intervention plus importante. En revanche, une greffe est contre-indiquée lorsque l’alopécie est encore active.

Pas toujours !

Pas toujours. Certaines formes, comme le lichen plan pilaire, font intervenir des mécanismes à médiation immunitaire au cours desquels le système immunitaire s’attaque aux follicules. D’autres formes d’alopécie cicatricielle reposent sur des mécanismes différents.

Oui, tout à fait !

Le lichen plan pilaire est considéré comme la cause la plus fréquente des alopécies cicatricielles primaires. Selon le Dr Abimelec, dermatologue, il touche plus souvent la femme jeune et peut notamment provoquer des plaques atrophiques accompagnées d’une inflammation autour des follicules.

Vite, chez le dermatologue !

Le bon réflexe est de consulter rapidement un dermatologue. Plus le diagnostic intervient tôt, plus il est possible d’agir sur l’inflammation avant qu’elle ne détruise davantage de follicules. En cas de doute, mieux vaut donc faire examiner son cuir chevelu plutôt que d’attendre que la chute passe seule.

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